poematique expiraTOIre
il y a des endroits où j'aime tant me rendre, y déposer mes armes, mes lances. des endroits où je me sens nue mais sans le froid, sans aucun besoin de laine. quand j'y viens, j'écoute mon propre silence. j'en perçois toutes les infiltrations et ce petit flop de gouttière qui ne cesse de chanter. des lieux comme des toits sur l'autre monde, des vertiges aérés qui me réparent, me remaillent à l'ordinaire. les lisières pour soutenir ma marche malgré leurs images instables, leurs variations sur un thème de soleil. les mots s'y déjettent comme des pokers de cheminée. je m'y égare je m'y retrouve. des sites de poètes des galeries souterraines, des flottilles.