poematique expiraTOIre
je viens mains pleines d' une force en muselière bras bandés pour t'atteindre toi, la peau de tes odeurs et le vieux roulis de nos corps quand nous étions vivants je ronge ton rêve comme ma faim immense te bois de folie toutes lèvres à ma soif j'enfle...
froid des brisures des espaces qui se donnent au vent de la cime des arbres des nids vides froid des cloîtres des pieds nus du ciel bas, des mots qui mordent des reprises des pertes d'eaux de l'étang des poumons froid si bête sauvage à peine emballé dans...
j'ai déposé mon "interface" d'argent façon j'empire sur la table. mon look de Carême et mes gros yeux..bouh !!! même pas peur..faut dire que je commence à connaître l'intruse, la miss à pompons qui tangue dans mon egoblog., cette autre presque moi qui...
le ciel lève le nez pour son bain de soleil je bronze au tamis trou de passoire sur trou de mémoire les éphélides de demain sortent déjà primeurs fraîches sur le banc des tavelures j’attendrai encore longtemps la semence de tapissier des piqûres d’éphémères...
tant de choses à muter, prendre peau. n'est-ce pas ce déshabillé de vrilles et d'encre qui détoure nos ombres rédiger chaque jour un peu plus neuf plus et passer dans sa gorge par filets par petites gorgées d'eau une joie encore trouble l'eau finit toujours...
vider l'épaisseur glauque du chagrin une incisive pour poinçonner le voyage et voguerait l'amer et voguerait ma nonchalance à la tamise des matins on verrait mes hanches prendre l'eau et ma danse écarteler mes pas j'irais un peu ivre pour finir mon histoire...
je pourrais faire un truc top romantique -las j'en ai le privilège désarmant- depuis que je suis capable d'écrire et de parler surtout, j'ai le don, le don d'arroser le sentiment amoureux avec des arrosoirs vert laurier. on pourrait me demander de sortir...
garde à vous des orgues mâles le ciel est au fixe prêt à la drache à la soudure frêle de l'horizon ces nuées de résistance mais qu'en est-il de la grande tristesse de la mer? j'attends de la pluie un chant mécanique le cliquetis de l'eau sur mes armures...
de toutes faces, nos gueules au dé. combien de points ce jour pour avancer dans nos cases? des rêves à la sizaine comme des oeufs au nid, nous jouons à l'étoile avec de la patience et des coups pour pas grand'chose. chacun sa couleur et son équipée sauvage....
toutes les nuits de l'éternité ont pris caverne dans mon coeur et j'ai lourd d' attendre ombre de soie dans l'escalier d'un songe toutes les nuits et les jours me fuient pour nicher les heures les secondes se brisent comme un soleil de givre j'ai froid...
laisser se faire le chemin ma pensée désire encore comme on traîne la neige sac de mémoires en poudrant le gâteau de la fête laisser s'estomper nos figures ma pensée désire encore comme on craint un peu de vent et ce désordre perdu qu'il faut sans cesse...
je trempe mon clavier dans une touche de crème. quelque chose s'ouvre une fente un regard strié dans la lumière. je tape et au bout du doigt aussitôt sur l'infinité de la Terre quelqu'un décortique la magie. je trempe ma langue dans le bazar qwertzuiop,...
le sel que tu jettes sur l'épaule du jour rend du cristal pour monnaie avec des sons fragiles et une onde dans le dos ça craque et fendille la coque du matin et on se sent pelé doucement vers sa blancheur d'âme devenir fruit d'amande ou de cajou un étirement...
résorber l'immense, le mettre en boîte. empaqueter le destin, les erreurs, le chavirement intérieur. tout ce qui est loupé. n'ai que ça. mettre dans le carton penser ruban et fioritures. tu aimes bien quand ça fait beau. moi je n'ai rien de parfait à...
forces démises bout à bout. tressage des échines. mon dos que tu tournes, la bourse dénouée des sentiments et pendeloque sans lumières. tes mots ne parviennent pas jusqu'à ma taille, n'enserrent plus du tout le printemps et tu ne fais plus sur mon dos...
les poèmes de mon blog sont inspirés de tableaux. ils sont une poursuite intérieure d'un travail visuel frappant et ne représentent généralement pas mon état d'être mais plus justement l'état de vibration de mon être à des stimulations extérieures. une...
je suis de cette tristesse hautaine qui flageole dans les arbres marcher sur le ciel est ma raison mission d'enfance peut-être, la seule que je devine j'ai déjà dû croiser l'instant vrai de ma vie sans voir sans pouvoir le reste tient à un fil dignité...
j'ai rendez-vous avec un monde qui ne parle pas un rendez-vous des yeux du fluide traversant les distances le même peut-être que celui qui me lie à l'ailleurs qui a tendu ses vibrisses animales et décode sans cesse un morse sur ma peau j'ai rendez-vous...
par-dessus l'univers toutes les femmes du monde montent sur les épaules du cri courte échelle de poèmes dans les zeppelins d'azur se rendre à son nuage -le sien plus transparent en corps- à son point d'eau la pente douce... l'homme est un arbre qui marche...
je t'attends avec mon canotier de soleil, un passe partout entre les tessons de lumière. je t'attends sans la moindre impatience, bien plantée dans mon arbre. tu vas passer. avec un train, des wagons gelés, la brouette voilée de la roue de fortune. je...
le jardin est un gravier d'épices dans lequel mes pas trafiquent les aurores un râteau tranche dans les pierres rien ne reste sculptures bricoles invisibles j'ai écrit sur le sol un cahier qui vole de longues lignes de vie au cours de calligraphie j'ai...
...."Nous sommes fascinés par un homme ou une femme qui va nous permettre de répéter, inconsciemment au fil du temps, le vécu de ce lien primordial ( avec la mère), archaïque, fondamental. N’oublions pas qu’il constitue notre première expérience de l’amour....
je suis à terre, les vastes moissons s'accrochent à leur soleil ça pique un peu partout, ça dresse ses lentilles, le phosphore du regard des ocelles d'oiseau les grelots des chardons baisent les gypsophiles, bleu tison remuant sous la cendre me voici...
ô délicieuse ombre dont je suis sortie mue de mon corps défaite misérable de mes écorchures sur le sol de la mort ma peau première mon sac de voyage débutant ma bogue mère je suis ton fruit trop mûr l'amande le craquant de ton coeur ton intime saveur...
entre mes doigts ce carré blanc qui me lie au mystère une lucarne vide où onduleront mes chenilles ces papillons mal faits censés denteler la lumière frémissement d'un futur rien qui vole d'une idée deux pétales de moi épinglés sur un herbier de sentiments...