poematique expiraTOIre
le sel que tu jettes sur l'épaule du jour rend du cristal pour monnaie
avec des sons fragiles et une onde dans le dos
ça craque et fendille la coque du matin
et on se sent pelé doucement vers sa blancheur d'âme
devenir fruit d'amande ou de cajou
un étirement d'os qui avance de son mieux
le pas se fait danseur
la ronde le dépli d'un drapeau sans bornes
le marchand des toiles est béni
j'aurais aimé t'aimer
car tu es noir comme le vin géôlier des secrets
et que j'ai reçu l'éclat que tu fais
quand ça tourne de l'oeil
tu dois avoir du goût pour les îles perdues sur le fil des fleuves
on les saute à cloche-pied
je passe mes doigts sur ta bouche
cela te fait sourire et moudre des calculs d'épices