poematique expiraTOIre
le ciel lève le nez pour son bain de soleil
je bronze au tamis
trou de passoire sur trou de mémoire
les éphélides de demain sortent déjà
primeurs fraîches sur le banc des tavelures
j’attendrai encore longtemps
la semence de tapissier des piqûres d’éphémères
ma peau est cloutée de silences
des ocelles à vif marquent mon territoire
parcours de cloques mortes
sur des fleuves dévissant des fontaines