poematique expiraTOIre
premiers pas. une marque deux marques. la neige en témoigne. elle moi. écrasement et empreintes. je me retourne. est-ce que je peux me retourner déjà, sans risque? Orphée doit se marrer. je me retrourne mais rien en moi ne tremble vraiment. l'esprit est...
marge, l'espace des manoeuvres, des retournements de situation. marge à gauche ou à droite, combien de carrés pour mettre son souffle en question, pour vérifier à l'échelle ses points sur le côté? je mérite ou non la moyenne? vieilles sueurs d'une tâche...
ouvrir le cuir, sa layette de petites possessions. des clous, du fil, du papier en chiffon. dégrafer son passé sur la table en écoutant craquer le vieux bouton pression... les battants fauves le plumier plein d'encre dispersée et ces prénoms écrits ces...
dans le centre, à l'extrême intérieur, sous le pli de la France et le repli allemand, avec cet éperon de botte italienne qui me coince à l'aine c'est là dans ce point minuscule, l'appendice, que je me tiens. un endroit sans vue sur la mer, la chambre...
drosser le temps contre la palissade le cintrer dans sa robe rêche les échelles couchées traversent l'horizon mon ciel navigue au métronome de gauche vers la droite et retour on tue le ciel d'un mouvement de la tête non dis-tu j'aiguise mon front contre...
peu de temps. pourtant dehors il neige. oui l'entier du temps est empli de blanc, empilement. la maison se ratatine et quelque chose siffle dans les tuyaux à chaque nouvel effort de chaleur. est-ce un souffle qui ferait mal dans la poitrine de la vieille...
aucun, rien aucun rien sans virgule poésie autrement et encore autrement mon timbre de voix c'est à la blessure qu'il est collé rouille mordant les cordes tant de monde à la petite semaine du coeur pour ne rien donner ne rien vivre aucun, rien sans virgule...
il est temps décélérer la présence lentement lentement décomposer l'image au ralenti jusqu'à l'instant vide entrevoir le buvard qui pompe le retour les amis négocient des passades sous des arcades mauves regards comme des places d'évitement dans lesquels...
calcaires flottant, la tasse en est pleine. une sorte de banquise de pierre qui s'émietterait sous les conditions du thé. ce dépôt poudré involontaire de ce qui coule et ramasse et tire avec. son élégance qui n'a aucune nécessité, et qui va cependant...
parfaite mise en formes des silences. chaque boîte est bien formatée, pour sûr! ils ont la portée des cordes vocales. je sais aussi parfois me taire. mais la nature c'est quand même de bouger un peu les lèvres à chaque fois que le coeur fait un saut,...
ce ne sont pas des jours convenables. le désir reste en prison. il a son espace, son étroitesse, son antichambre. un instant sans importance dont je reconnais l'arrière goût. l'âpre. dans le tamis il y a des trous autant que des croisements de fers. le...
pas grand chose. style essoufflé . matin aphasique. rencontre dans le brouillard avec une biche. sur la pelouse. elle peur moi envie. attisement du feu. difficultés d'être ce que veux. souffrances. risibles les souffrances. malade dirais-tu... emplissage...
sous l'oeil, le biseau d'un pli de coussin. le regard souligné glisse sur le côté. l'envie de l'ouvrir est au plus bas. traîner sous la plume attendre que cela s'efface. que le sommeil, le masque à la purée de rêves fassent leur effet. posologie d'ombres...
comme une vieille, à la ride - beaucoup de rides, bien marquées-. comme un truc qui n'ose pas franchir la ligne, passer au feu rouge, qui se fait des béquilles de tout bois. comme on repasse le plumeau partout, beaucoup souvent. comme on se cuit un petit...
quand je serai morte ici, je serai encore vivante une flopée de fuseaux horaire plus loin. je gagnerai ainsi un jour pratiquement sur ma vie(ou alors sur ma mort?) jusqu'à cette ligne funeste où à l'instant même de mon décès, je serai en fait déjà si...
peu de choses ce matin, la vie a des airs de chat mal poilu. ses coussinets sur le sol font leurs galaxies et le monde de l'intérieur est un nid d'étoiles. je suis la déesse de cette constellation cachée. je taquine le matin avec de la mouche faite des...
ce matin, je vais à la soute. escalier en goulet. le descendre. marche marche encore. sentir sous la paume le calcaire, le gypse. dans les lointains détours, une sorte de flambée. quelqu'un devant sûrement qui ouvre le puits. je plonge dans la crypte...
pique-nique. une jetée de toile blanche. tu y mets les carreaux que tu veux. je les suppose rouges, comme des cerises névralgiques agencées à chacun de nos croisements, une saignée de lèvres, une goutte d'un vin très noir. l'étendre sur le pré, en "araigner...
essai de façonnage du fleuve. l'eau dans la cage de verre des poissons. belle forme carrée adhérant à la structure. alors prendre entre mes mains le flux. serrer pétrir et lâcher, pour voir... mes épousailles de courant ne donnent pas grand-chose. je...
ne rien entendre ne rien écouter ne pas savoir. passer le doigt. la poussière épaisse trousse l'irréel dans le sens des planètes. ce monde est une sorte d'étui plein de violons et de marteaux-piqueurs. je tourne à danser, à danser, à prendre la montée...
chasser de ma chambre ces mots qui n'y viennent pas décalquer le bonheur sur de vieux journaux des photos des bandes annonces de ces images à nous poursuivre toujours la mienne ressemble à un moulin remisée dans un livre, pliée en quatre et découpée dans...
parchemin ultra fresh white mint, la bouche poursuit sa voie labiale. fond de gosier ou passe de barque pleine où s'entrechoquent et s'enlacent les fleuves? je transpire l'encre bue à fond l'entonnoir. j'entends bien que j'ai les doigts sales, que cette...
ô ce cœur l'animal ! avec des boutonnières et des rigoles balafrées, que veux-tu? c'est de la vie bien ordinaire dont on cause, de la vie comme on la trouve au bazar du pain tu le sais bien il y a encore tant de pâquerettes à cuire à la coque de renaissances...
suspensions autour de l'étrange et perles d'émaux la rosée de la brume fait des rivières des enfants aux yeux qui passent les cils et les cerceaux garnison de gargouilles remettre au chamois des soleils de fenêtres les ecchymoses naturelles dans la paume...
cartons rouges pour rétamer torts et finances mordre la bordure soutenir le hors jeu c'est écrit en tout petit avec la grenaille de la casse révolutionnaire ( sale caractère évidemment) planète à rebrousse-poil on nuancera peut-être ce garance d'une pointe...