poematique expiraTOIre
16h. je roule belge, plus sérieux, plus étroit. la Gare Part-Dieu de Lyon a été la super épreuve dont je me tire avec des pirouettes et des sortilèges. les Belges se confondent avec le troupeau moutonnier et muet que je constitue en seule Suisse. j' essaie...
Nouvelle posture pour écrire. Droite devant la fenêtre. Ouvrir la fontanelle, comme un singe implanté, électrodes poètes dans la bouilloire de la cervelle Attendre qu’un vent solaire étête mes douleurs, quand je clapote des songes comme cuisent les œufs-en...
pouvoir pur, je cède, à mes doigts quelques serres sans importance. vouloir m'accrocher à des roues qui tournent est une fête sans forain je baisse la garde et ma tête au creux d'un coude, je laisse ces inséminations d'art me remplir. je n'ai rien d'autre...
ce matin je trempe mon corps dans mon bain à ta recherche. je crois que tu te tiens parfois - parfois- entre les plats de ma main dans l'eau. je l'ai faite chaude, sans la moindre mousse qu'une huile une goutte d'huile pour fermer quand même les yeux....
tous les cailloux lancés font des flaques le matin jonché de leurs miroirs je me penche sur ces trous d'entre les feuilles pour apercevoir ma lune et je tourne que monte au ciel le parapluie de ma jupe voit-on mon coeur cousu dans son milieu oeil du monde...
je fais comme Desnos avec la légèreté de la mort je poème au tromblon j'éclabousse d'imaginaire le ciel et l'air le fond d'oeil du verre le peu des choses je jongle pour quitter la terre le sol et mes boulets j'esquisse un pas vers l'autre-part une pointe...
quel champ de bataille! je suis parmi, à tort et à travers, le dos en compote sous un soleil très très soleil! et je teste en ce moment le fin fond de ma passion horticole.. je sors les patates!! d'abord les patates je voulais pas en mettre! c'est fou...
je grimpe dans le jardin d'émail où je pousse comme un lierre rose dans un bosquet de neige un nuage inoxydable se fend au-dessus de mes corolles arrosage à petits jets des soupirs de journée ma lassitude au gant de crin résidus de butinage rincés dans...
je voudrais scander avec application mon poème le fer marteler mes tympans qu'il ressasse pour moi comme ressasse la mer j'aimerais n'avoir qu'à le marcher le marcher pas à pas et sa musique en moi pour vérifier le destin reprendre à chaque aube un cri...
Dire que j’ignore quel goût tu as... saveur moire des fenêtres ou plaine émeraude ? champ noir de la terre ou ombre des bouleaux ? Cambouis talc et ce pas de renard qui chasse. Ou encore cet anneau de brissago dans une chambre éteinte… Dire que je l’ignore...
coupe de vent sur le matin chaises volent. ce sont des ovni comme les autres avec des passagers mystérieux aux combinaisons emplumées cloutées de chaîne et d'acier. le mélèze en faux cul plie l'échine. toujours faire révérence pour survivre. le jardin...
Nous n’avons pas quitté le temps de la création ne sommes pas sortis du souffle qui fait sève seuls les violons rouillés de l’âme ont souffert n’être pas désiré demeure insupportable ô matière sans prénoms voilà pourquoi nous sommes nés Werner Lambersy...
transe obsessionnelle asile centrifuge des folies qui tournent en rond mes limites fuient à bout de bras fluides révolutions rougies sur l'ongle j'agite mon baiser sans lèvres petite transe pour me perdre en moi-même enroulant les nuits dans lesquelles...
avec un pseudo pareil, y en a toujours pour me faire un dossard de salope. pisseuse d'hommes pleine rivières. je fais les défilés, les pluriels de cuisses. ouvertes fermées ouvertes fermées paroles de drapeaux sur des cargos sans amour- c'est comme un...
je sens la danse. les pas chassés comme une suite d'ombre je glisse sur ma vie sans pouvoir - oui avec l'impuissance de poser l'encre. je ressemble à une coulure éphémère sur un temps pisseux. et c'est lente liquéfaction, de plus en plus évidente de plus...
le chat traverse les fenêtres et les ombres aussi. pouvoir des pattes en velours de silence. regarder l'intense fricoter avec le fluide. s'entrelacer, s'éprendre. la belle et la bête. convaincre maintenant mon intérieur des effets passe-muraille. espérer...
intense maturbation de caillou les pierres éjaculent des messes noires charbon juteux sous l'âtre feu paradoxal je gèle lentement de tisonner des religions de cendre m'aimais-tu? (craquement de bois morts) à la brindille, au petit tas une solde raclée...
Ne pas retourner jusqu’à la mer Si sombre si noire parfois À chaque fois sans doute que je m’y noie Ne pas me retourner Non plus moi aussi sombre et noire À chaque fois que je te vois sans doute Et que tu t’en retournes Attiré par les ombres Les vagues...
peut-être faut-il entre chien et loup mettre l'âme à fondre dans ce bleu où tombent finalement toutes choses la fente crépuscule saignerait de l'encre et moi pareille effervescence filandreuse emmêlée d'un taquet de guimauve peut-être faut-il mettre au...
il est peut-être temps d'assouvir ma douleur de la battre au corps chaud qui la nargue de goûter les souches enchevêtrant le temps le charcutent et me laissent livide de rejoindre cet homme vieux qui m'attend sur la mort qui compte ma souffrance sur ses...
coups de coeur de becs à coquilles la pulsion d'un oiseau qui voudrait de la vie ma pierre est fine mais c'est de la pierre encore elle garde en elle une inclusion de défaite, la lance de corne d'un moineau j'essaie chaque jour de briser la gangue calcaire...
je puise à la pelle, à bouts d'ongles dans ce petit tas de folie qui me sert de coeur. mon front contre le front du mur, à palper les ondes de brique. folie vaste ampleur pour enterrer le vide. je bâtis la grande maison du vent en forçant des épaules,...
un cri remonte mes veines comme un tricot défait maille de sens en fuite il vient de jeter son crochet dans mon petit pouls qui coule mesures de rattrapage de mes hauts et mes bas je suis de la distension de la distance aussi comme vous mes humains de...
le blog journal extime ...tout y passe. du meilleur au pire. cent fois le je s'y tourne et retourne se mirant se détruisant. petit courriel bref et pourtant empli de cette question qui remet tout en questions...qui sommes-nous pour tant parler de nous?...
je ne suis la femme de personne. sûr que je ne voudrais pas être comme un pouls dans la main de quelqu'un, pas être un azur , un nuage , un soir jaune avant la grêle et ce voile qui danse. ...j'ai bien compris cela... que je serais de ces coeurs de démonstrations...