poematique expiraTOIre
ce matin je trempe mon corps dans mon bain à ta recherche. je crois que tu te tiens parfois - parfois- entre les plats de ma main dans l'eau. je l'ai faite chaude, sans la moindre mousse qu'une huile une goutte d'huile pour fermer quand même les yeux. c'est ce bruit de chute de brassées et puis ce reste de parole qui me plait alors que la nuit n'est pas encore partie et qu'il me faut t'inviter d'une façon ou d'une autre. tu gis sous la mer. c'est mieux que sous la terre où je semble vouée.
à toi le blanc et à moi l'étouffement et le court des poumons mais je ne veux pas mourir noyée. dans une autre vie peut-être mais celle-ci appartient à l'air et au feu..chaude l'eau du bain, brûlante, et que j'en sorte à vif les nerfs comme du crin de désir à pousser mon cri mince dans ton rêve égoïste. que tu cesses de jouer les îles et moi les pagailles