poematique expiraTOIre
Dire que j’ignore quel goût tu as... saveur moire des fenêtres ou plaine émeraude ? champ noir de la terre ou ombre des bouleaux ? Cambouis talc et ce pas de renard qui chasse. Ou encore cet anneau de brissago dans une chambre éteinte… Dire que je l’ignore et que c’est de l’ignorance qu’il faut extraire les mots. Je noie tous les parfums dans mon bain, bouquet de têtes à immerger dans les rapides de mousse et les chutes de reins. Tu es quelque part là-dessous à gigoter entre mes jambes, avec tes bulles de caresses et tes glaçons. Depuis le temps, tu fais fleuve et je trempe encore mon enfance dans un petit ruisseau.
Quel goût recèles-tu et comment s’y prennent tes amantes pour éventer ton fruit ? Leurs nez fendent ton dos à lécher ce café de ténèbres et cette pointe salée que laissent les hommes quand ils passent..