poematique expiraTOIre
arbres des auras irrigant le vol des sèves de la Terre. serrer contre ma peau ces deltas de veinules écouter toujours le battement végétal arbres éventails ébrouant le miasme volatil de nos misères ouvrir les fenêtres accouder mon coeur au souffle arbres...
Quand tout commence on aimerait une musique, un bruit venu d'une saulaie ou d'une allée de tilleuls, ça brosserait le vent pour défaire ces chignons noués... On aimerait que quelque chose épingle sa médaille et que cela se voit peut-être ou alors au moins...
patience à retrouver des billes au fond de la cour la nuit plonge en maillot de corps entre des jambes bleues pour un souffle d'iris qui vole et brise l'été je rame jusqu'à des antres de mémoire homme plein de moi les gouttes échappées de sa bouche blancheur...
je ne suis qu'un écho parti sans rien dire un tir pour rien à blanc de cible que l'ombre de la porte et le froissement d'un jour de papier on a chassé mes racines de ciel pour de fausses fourrures ma tête est nue sous les ombelles sèches je porte des...
imagine cet instant où pousseront têtes dans les vases et racines au ciel, des filles et des madones roses tu verseras, poète, une terre fertile en arrosoir sur leurs longs cheveux tout un ciel de la tourbe de tempête de l'écope des vents solaires alors...
visite à l'improviste un sage touffu de pétales à l'index levé pour faire tourner la lune au chapeau aussi large qu'une colline un humain rarissime germé d'un reste de cendre d'une poudre essentielle déboule en canne à pêche il plante dans mes os des...
si on m'avait appris un métier, j'aurais assez aimé être sculpteure d'oeuf. pas si simple. il faut savoir s'éprendre entre plumes et pouls. savoir faire des ovales de la bouche et tenir l'oblong le temps d'une naissance. tu m'aurais peut-être répondu...
danse pour arracher des violettes à l'extase l'éclaboussure les feux de Bengale danse pour écoper des coques les doigts des oiseaux leurs cheveux fils de ciel et racines d'ailleurs danse de la langue des mots de coupe de la salive bue des joncs danse...
quand mettrai-je en chantier le souffle percé les noeuds de traverse ce joli coupe-gorge pour la chute des gosiers les coudriers du ciel appellent une vaste pluie mais les saules mais les saules... quand ferai-je ma reprise de bois barres parallèles mains...
ce ne sera jamais personne d'autre que je punis si ce n'est moi de tout ce que je crois et qui n'est pas de tout ce que j'aime sans mérite de tout ce qui donne du sens et met le doigt sur mes incompétences. "les autres" je ne le prive de rien, ni de sortie,...
remonter la nuit avec un drap sur les épaules accrocher les genoux hiboux contre les joues reculer l’horizon dans les manières noires compter les va et vient de son petit mouton ça tape la terre intérieure ça cherche ce que ça pense ça devient vrai le...
Mon voisin prend sa douche et un fleuve coule au détour de ma chambre. Il écoute mes pas et j'entends sa nage L'on vit le même endroit le même envers des choses et quand je travaille il dort. J'aimerais rendre mon devoir matinal mon poème mal fait avant...
imagine cet instant où pousseront têtes dans les vases et racines au ciel, des filles et des madones roses tu verseras, poète, une terre fertile en arrosoir sur leurs longs cheveux tout un ciel de la tourbe de tempête de l'écope des vents solaires alors...
observatoire un point de sable vient d'enrayer une comète coupure de courant d'air les astres vont vivre leur nuit boum boum on s'attend à une flambée de spots dans les pouponnières de lumière un grain de temps oublié des lessiveuses un débris dans les...
morsures à la langue. je fiche mes crocs dans tes muqueuses. comme je t'en veux de n'être pas de tes choix, comme je t'en veux jusqu'au bout des impatiences de ce que je ne serai jamais. morsures à la langue, une simple goutte suffit pour mettre du rouge...
j'y vais à l'instinct, béquillarde des leçons du hasard. à l'intuition. je tire une carte, il sort toujours un ange des sexes aristoloches. j'y vais par les tubulaires de sang, le réseau subalterne. au coup par coup quand je croise l'indéfini à prendre...
la porte s'ouvre qui donc étend la ruelle? un peu d'eau les pas lentement lentement chavirent l'ombre file à jours perdus la terre fuit par les fenêtres poème tu meurs dans les volets des doigts dentelle des haleines tissées qui trace sur le sol l'écharpe...
la nuit a trempé les encres des iris et sur la peau d'un rêve froissé coule désormais un sang de pétales j'ai sucé longuement l'amertume et le poison- en suis-je immune dans le cratère les essences magiciennes virent au rythme de la Terre je dévide le...
je voudrais scander avec application mon poème le fer marteler mes tympans qu'il ressasse pour moi comme ressasse la mer j'aimerais n'avoir qu'à le marcher le marcher pas à pas et sa musique en moi pour vérifier le destin reprendre à chaque aube un cri...
derniers calcaires sur ma langue. le désir engorge ma respiration, le goulot large de l'air libre. je suis toujours à mes servitudes, à cette inquiétude de la main. Où es-tu? et cette solidification des oxygènes quand j'ai le nez dans le flan de la nuit,...
perdu le marque -page le petit signet de jouissance qui fait foi sur ta lecture je crains, je suis et se tourne le feuillet de tous mes sens perdu l'instant la fraction et l'infini le boulier roule et ma tête aux agates de l'enfance perdu cette joie de...
pour me lire il faut voir... projeter les mots sur des falaises et laisser le jeu des lumières travailler mes images. je parle parfois de cinématogrammes, une poésie du scénario en somme. alors on ne comprend rien mais on saisit tout ou presque. ;-))...
qui écrit comme les pierres scarifiées de becs de mousses et du flot continu emboutit mon coeur de craie à la fine poudre qui défait mes fatigues tous les murs deviennent des tableaux les falaises noires l'ardoise des tristesses qui écrit comme les pierres...
mon ombre farde furtivement la cour de ta vie le monde tourne et j’arrive un frisson sur ta peau petit glacis mendiant des lumières épousant ton souffle un court instant de vent elle tente de ses serres d’habiter ta lueur mais le monde tourne tourne et...
Bonjour, un commentaire vient d'être posté par aukazou sur l'article vol à la tire, sur votre blog Le blog de annaj Extrait du commentaire: Je suis persuadée que vous êtes une malade mentale et que vous avez fait l'objet d'un suivi psychiatrique. Vos...