poematique expiraTOIre
patience à retrouver des billes au fond de la cour
la nuit plonge en maillot de corps entre des jambes bleues
pour un souffle d'iris qui vole et brise
l'été
je rame jusqu'à des antres de mémoire
homme plein de moi
les gouttes échappées de sa bouche
blancheur d'orgue essaiment les chemins
l'été
longtemps je dors dans son cou
paroles mauves qu'il distille la nuit
comme la vapeur tiède d'une buée d'amour