poematique expiraTOIre
quand mettrai-je en chantier le souffle percé
les noeuds de traverse
ce joli coupe-gorge pour la chute des gosiers
les coudriers du ciel appellent une vaste pluie
mais les saules
mais les saules...
quand ferai-je ma reprise de bois
barres parallèles mains tendues et doigts croisés
la trame se tire pour un tissage indélébile
vif chiffon de vannerie des navettes de sève
mais les saules
mais les saules...
quand panserai-je le lierre des césures brisées
les escarres d'écorce
ces accrocs d' initiales dans le cortex amoureux
le feuillage envoûte nos blessures arides
mais les saules
mais les saules..