imagine cet instant où pousseront têtes dans les vases et racines au ciel, des filles et des madones roses
tu verseras, poète, une terre fertile en arrosoir sur leurs longs cheveux
tout un ciel
de la tourbe de tempête
de l'écope des vents solaires
alors un serpent n'y pourra rien à maudire le monde
elles sont la nuit la lune le cul de sac des étoiles
tu es clairvoyant
un soleil coup de feu
avec cette odeur d'orange fusillant l'horizon