poematique expiraTOIre
derniers calcaires sur ma langue. le désir engorge ma respiration, le goulot large de l'air libre. je suis toujours à mes servitudes, à cette inquiétude de la main. Où es-tu?
et cette solidification des oxygènes quand j'ai le nez dans le flan de la nuit, pataugeoire d'encres. j'ai refait les labyrinthes du doigt, du coude, du bras, de tous mes picoulets* tu ne veux pas me toucher ou alors verser le vin aigre sur ma béance, comme on désinfecte la peste. j'ai décortiqué, écossé fendu tes serres. j'ai désossé tes mains, une phalange et une autre encore pour ta paume. je l'ai clouée ouverte pour y mettre mon baiser. mais d'un couteau net tu as tranché le tendon élastique pour revenir à ta posture recroquevillée et sourde.
" ronde enfantine de Suisse qui détaille chaque partie du corps