poematique expiraTOIre
la nuit a trempé les encres des iris
et sur la peau d'un rêve froissé coule désormais un sang de pétales
j'ai sucé longuement l'amertume et le poison- en suis-je immune
dans le cratère les essences magiciennes virent au rythme de la Terre
je dévide le carrousel de leurs bulles
l'émulsion des huiles lourdes et de l'aile de l'oiseau
j'ai la tête qui tourne et mon rire fait profusion de gouttes
je masse ma peau du succédané des volcans
et la poudre précieuse arme le fragile d'une enveloppe sûre