poematique expiraTOIre
remonter la nuit avec un drap sur les épaules
accrocher les genoux
hiboux contre les joues
reculer l’horizon dans les manières noires
compter les va et vient de son petit mouton
ça tape la terre intérieure
ça cherche ce que ça pense
ça devient vrai
le souffle je le siffle je sarbacane le rêve
des amours enroulées autour du gros noyau
cœur cyclope en effusion
la nuit me brûle
et comme des copeaux d’étincelles
la nuit en boule qui rabote le désir