poematique expiraTOIre
j'ai dans le creux du bras un bleuet qui pousse une excroissance d'ecchymoses comme une planète vue d'ailleurs avec ses continents déserts et ses amazonies j'envoûte à la saignée un perroquet d'azur et d'ébrouer le bras je vole. .. je volerais donc et...
tous les vingt-cinq du mois madame a ses ombrelles elle compte sur ses doigts et un peu sur la lune elle va jusqu'à vingt-trois et puis prend du recul — c'est quand la dernière fois d'amour et testicules? elle avance pas à pas, une fièvre de trois jours,...
c'est comme ça le goût du vent moi aussi j'ai visité des arbres des jardins de géant des amazonies de pluie l'autre monde des oiseaux j'ai moi aussi frôlé le temps comme s'il m'avait permis un peu de peau un peu de vie j'en ai encore les mains pleines...
je suis labyrinthe roulé dans votre labyrinthe mystère à la poursuite d'un mystère votre buis longe mes énigmes mon bouquet votre flèche sanguine le minotaure l'air de sa course le talc de la nuit l'encre du matin le monde seul des oiseaux nous envisage...
je l'aimerais cet amour pour ce qu'il fait de moi ce qu'il étire explose ou implose je l'aimerais cet interdit puisqu'il permet l'accroupi des prières la danse sur le toit "l'effaillée " sans répit je l'aimerais maître ou encore silence exploits de varappe...
fonctions. modes opératoires. le monde se plie, se conduit, se comporte. trame ordinaire. qui sortirait des sentiers battus des praticables convenus? c'est à l'aune grossière des choix imposés que se font les choses. entrer dans le cadre ou disparaître....
il va venir, il arrive, il vient la peau fait un tam tam qui éclabousse mes os est-ce moi, est-ce lui, qui veillait nos tatouages de lampe son pas que je n'entends pas froisse l'horizon comme le gravier dans ma main sa silhouette où dormir avec un goût...
Ce qu'il y a de plus difficile... ...C'est le début. Tout doit commencer. C'est écrit. Il était une fois. Parfois, cela se déclenche avant même que vous ne soyez là. Inscrit. Comme un colis. Inscrit dans une consigne ou sur l'étiquette d'une valise. Oh!...
profanations de fin de semaine. rites éparpillés, parfums, cotons et mules blanches. dimanche bâille, jambes ouvertes sous les jupes. les désirs font missels, qu'on claque à chaque psaume. j'écoute la sainteté brûlante des orgues rampant jusqu'au septième...
quand l'espérance me revient, marée de vinaigre et relents d'épaves, colis d'océan avec une ficelle mes absences dedans. je ne suis pas censée l'attendre, je ne suis pas censée faire un catalogue de jours sans. le sable sous ma porte est un sacre de dunes,...
regarde le désert. portes blanches partout sur l'infini la traversée sans pas dans la neige, l'enfourchée de songe où se rame l'écume du froid un peu de vent, un peu de bise que quelque chose bouge enfin, que le ciel se déride et froisse son visage mort....
tu me demandes d'écrire? quelques mots, pas trop. faire des histoires à ces burins, une autre suie sur les papiers? ta ville te prend à coeur, à même la glèbe. plus invasive de jour en jour. prescription d'encre. à prendre avec l'aube. thé et doses de...
femme d'intérieur. vos fenêtres tout autour et moi dedans. chauffage à blanc, poussé sur maximum. et au doigt, un giratoire à rayons, le moyeu des lumières. il fait bon. je me tiens à l'abri du souffle, loin des ébouriffées, avec cet éclat d'une sucette...
mains sur le clavier, tu y crois toi aux esprits qui sont dans les mots? tu y crois à ces collages, l'un contre l'autre, ces associations éphémères, adhésion velcro qu'on arrache, pelure sur l'existence? surgissements apparitions... mes touches sont sans...
passé le cap d'un bouquet. couleurs passées. la table est mise de dentelles sèches. tempête silencieuse qu'une chiquenaude déglingue et désarme. nudité de l'écorce, hampe lépreuse piquée d'un soleil en haillons. il fait un froid d'épines. rien ne reste...
Dans le fouillis feuillage de l’arbre la forme verte de ce que je fais. Quelques lignes gravées dans le soleil dans la nuit de travers et de biais alimentées du jus de la sève de l’arbre. Et tout cela se balance et subit le vent Et tout cela se charge...
je me regarde. tous ces traits, mes caricatures. suis-je ainsi dans le reflet grossissant de toutes ces grimaces. j'ote ces fards au coin des yeux, pas de tristes figures mon visage met sa voilette d'ombre douce douce est alors la nuit qui me cache. il...
rien sans faute la gratuité la légèreté n'être ni au début ni à la fin défibriller le thorax étourdir l'angoisse demantibuler le noir poursuivre l'éphémère goûter un étang la nacre et la perle tenir la nuit remonter sa pendule visiter la tempête écharper...
...les oiseaux nagent sur le dos de mon champ. ils font des trouées, invisibles peut-être pour d'autres mais je vois leurs traînées poudreuses sur l'image. ce sont les perceurs de coffres-forts de la lumière. à l'instant de leur passage, mieux vaut ne...
je rentre chez moi, la nuit est déjà à table. accoudée affalée avec son froc à l'envers et ses manches percées. elle attend mon bol ,ma soupe, elle en veut comme si grandir, prendre toute la place, lui était indispensable. je rentre avec mon sac de vieilles...
poser un coup de pinceau dans les angles cahoteux de la vie. se mettre dans la posture humble et processionner à genoux le long des plinthes. les couleurs sont censées faire des rappels, un écho en ligne directe avec le plafond. j'ai des visions en sections...
J’ai sorti toutes mes anicroches Pour me pendre à ton cou Mes robes mes valoches Pour ce beau rendez-vous Ai mis ma peau bohème Avec tant de dentelles Des bas et puis le haut Sans fin de mes joyaux Frisé ma chevelure De rondes aventures Parfumé la maison...
comme les gens peuvent être hypocrites, comme ils peuvent vous montrer des attitudes qui sont l'exact opposé de ce qu'ils pensent! et puis quelque chose au bout du compte les pousse à un moment ou à un autre à vous dévoiler le fond de leurs idées...vous...
en réponse à ces rêves de la part de CGCanales Heureux l’homme soumis à ses fantômes. Certes, il connaîtra des nuits désertes, d’inexplicables nostalgies, des mélancolies infinies, le désir sans raison, le spleen, l’implacable spleen. Mais il remettra...
ai-je le choix? me taire ou alors... c'est le jour du mort et l'ancien matin se plaint dans les murs. dois-je revivre ça ou dépasser ces pellicules de l'aur-heure? jour de chrysanthèmes, c'est bien ce 27 octobre qu'il s'en est allé, le père. j'essaie...