poematique expiraTOIre
passé le cap d'un bouquet. couleurs passées. la table est mise de dentelles sèches. tempête silencieuse
qu'une chiquenaude déglingue et désarme. nudité de l'écorce, hampe lépreuse piquée d'un soleil en
haillons. il fait un froid d'épines. rien ne reste que nos dents, collier de rages et de maux, accrocs au
monde. lit de pétales, de veines dures et ce craquement émietté de nos mains pour dresser un hasard, un
charnier éphémère. je sculpte comme je m'ennuie, dans les squames des fleurs. on m'a dit qu'elles
priaient et je suis un blasphème, une laideur éclose une laideur morte. il est temps.