poematique expiraTOIre
quand l'espérance me revient, marée de vinaigre et relents d'épaves, colis d'océan avec une ficelle mes
absences dedans. je ne suis pas censée l'attendre, je ne suis pas censée faire un catalogue de jours sans.
le sable sous ma porte est un sacre de dunes, une gencive d'orages ou comme un vol de claques lâché par
des corsaires. espérer une équinoxe affranchie où le soleil vaudrait son pesant de lune. ne suis-je pas la
seule lumière qui fraye avec le mystère, n'es-tu pas la variable à l'infinie des vitesses? nous grinçons
toujours des dents au livret de deux. violences ordinaires d'un sexe debout faites à un autre au joug.
modeste contribution poétique contre ces facilités de vivre et de penser qu'ont certains face à l'inéquité toujours oppressante entre homme et femme.