poematique expiraTOIre
Dans le fouillis feuillage de l’arbre la forme verte de ce que je fais.
Quelques lignes gravées dans le soleil dans la nuit de travers et de biais alimentées du jus de la sève de l’arbre.
Et tout cela se balance et subit le vent
Et tout cela se charge de gouttes, se disperse à la moindre fluctuation des températures. Tout cela souffre et vibre et puis s’en va selon le ciel crever au sol lapidé et battu de ce qui ne vient plus et n’irriguera plus.
Dans le fouillis feuillage de l’arbre, l’explosion lyrique de la vie irréductible jusqu’au jour du couperet, de la scie et de l’extirpation. C’est la multitude, la fragile multitude de cette chevelure verte qui donne aux girafes leur long cou, aux éléphants leur trompe, aux singes leurs queues et au corbeau la force du noir.
Et moi je suis.