poematique expiraTOIre
je grimpe dans le jardin d'émail où je pousse comme un lierre rose dans un bosquet de neige
un nuage inoxydable se fend au-dessus de mes corolles
arrosage à petits jets des soupirs de journée
ma lassitude au gant de crin
résidus de butinage rincés dans une écuelle
sueurs frottées
douceur à l'émeri
il coule du temps usé à même la peau
et la bouche grande ouverte, tenter désespérément de laver cet intérieur cousu
qu'une marne de viscères empuantit de grouillant.