poematique expiraTOIre
tous les cailloux lancés font des flaques
le matin jonché de leurs miroirs
je me penche sur ces trous d'entre les feuilles
pour apercevoir ma lune
et je tourne
que monte au ciel le parapluie de ma jupe
voit-on mon coeur cousu dans son milieu
oeil du monde
bordé de chutes et du sel de l'onde ?
le semeur de pierres égrène entre ses doigts la montagne qui nous sépare
ce temps est sans importance
il sait
les puits qu'il fait perforent la lumière
et je bois
et je fais
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une main de semeur dans mon dos
comme un vol sous les phalanges vieilles
elle toute seule
unique sillon
unique chèvrefeuille
chaque messe qu'elle prononce remonte le ciel
je lève en muscari d'hiver
bleuie de froids
un clou d'azur