je puise à la pelle, à bouts d'ongles dans ce petit tas de folie qui me sert de coeur. mon front contre le front du mur, à palper les ondes de brique. folie vaste ampleur pour enterrer le vide. je bâtis la grande maison du vent en forçant des épaules, courbes ployées.
puise mes trous de porte, mes béances de fenêtre, le manège déliquescent des cheminées de ciel. je puise la suite démunie de mes désaffections de vivre.