poematique expiraTOIre
"ça ne sert à rien de m'aimer "qu'il a dit . enfin... que j'ai cru entendre qu'il a dit. c'est juste que les pensées sont parfois si fortes qu'on reste assourdi et les mains sur les oreilles, de la pensée bien cossue, de la pensée de conquête , avec pétoire et casque à pointe et puis de grands chevaux pour lui faire du passage.
j'ai fait la sourde oreille, la tête et même aussi la gueule... j' savais pas quoi répondre!! parfois moi aussi je ne peux que me taire. mais ça ne m'a pas suffi... fallait que je fasse l'héroïne que je me came à la brûlure au venin à la peste curieuse réentendre quoi, être sûre, vraiment. c'était quoi ce missile enterré, cette bombe qui voulait pas sauter... ??
" ça ne sert à rien de m'aimer"... avec ses fragmentations intimes, ses lames de rasoir, sa petite pluie de grenaille...
j'en ai fait le tour, plusieurs fois, des montagnes de fois, des Everest de fois, avec tous mes outils de démineuse, indécise trouillarde, en avant en arrière ... c'était quoi ce machin ce truc épouvantable qui était là semé dans mon jardin.. ?
"ça ne sert à rien de m'aimer" est maintenant ouvert. il a conclu sa course...mes mains sur les oreilles
mais c'est long que c'est long à la pince monseigneur d'éradiquer son coeur