poematique expiraTOIre
l'aube ce mouroir de stars déchues fauche mon champ de comètes. les dernières gouttes de lait sur les lèvres d'un astrologue matinal, prédiction mortelle, des magnitudes solaires à noyer les planètes. j'accuse réception, mon rôle est bien de passer la...
Ca me fait quoi de savoir qu'on t'aime et que tu n'aimes pas ça me fait quoi ces mots qu'on donne qu'on chante et qui ne passent pas ou penauds sous ta porte ces mots qui s'effritent ces mots qui s'ébruitent qui s'écorcent et délaissent un peu de vent...
petite syndromatique des causes perdues jeter son ombre et choisir des orties passer l'arme à gauche et s'en trouver adroit être matin et se sentir inachevé choisir un noir pour des noces à blanc mourir un peu tout en aimant beaucoup rire sous cape en...
blues cafard prozac. cette lourdeur qui prend ses aises entre la gorge et le cul , enceinte d'une âme gris Novartis. j'ai mon collier de substances pour souffrir petit, des grelots blancs de farine pour bercer ma tristesse. tenir ce chapelet de billes,...
brasse et bande mon vieux... trompette, cymbales, le noir, le blanc... touche à tout, fais mousser les cordes, clampe la vie à la danse. avec ça je foxy trotte dans le matin allègre. je tente une grimpette sur les murs, l'espalier de tous les membres....
mettre un CD. tout va donc prendre cette couleur innocente qui avance la soirée sur un plateau musical. que vais-je choisir allongée sur le canapé à la romaine, essayant d'oublier que je clopais autrefois et qu'il me suffisait d'un peu de fumée et une...
crème lunaire, le bain des plantes se termine au rassoul, argile noire pour frictionner mes nervures. massage profond du rêve. cerveau contre cerveau. poème contre poème. m'envisages-tu? gommée de ces vieilles textures, ces croûtes, ces cicatrices, presque...
météorologie des caprices raperchée au ramasse -miettes des neuvaines ordinaires la pluie tourne autour des nuages comme si je pliais à la chaîne la toile du ciel hanches démises et pluie de mains aurez-vous encore pour moi des coquelicots et ce bazar...
entre des écheveaux les arbres portent le ciel. ils ont les ongles courts et leur tronc comme une agrafe du coeur de glèbe au coeur de l'eau quelle robe revêtir pour aller à la prière jointe d'un oeil et d'un rêve toi et moi cousus de nuit dans la soucoupe...
changer une ampoule. pour cela l'échelle, même les astres électriques exigent leur tension de bras. faut-il aussi pareillement dévisser l'éphémère ou les casques des motards de la lumière? j'imagine cette course d'outre-monde avec des guidons de photons...
je rentre dans la ville tombe. par la poussière, par le vent qu'elle endure. les fenêtres ouvrent partout sur des âmes dénouées, perdues à mi- chemin entre un reste de vie et une grande mort. je les regarde. ma main traverse ainsi des temps empilés, immémoriaux,...
souveraineté de la danse la ronde aux éclats d'un tas feuilles la fontaine est un mât de misaine où se planquent des vigies gelées et la rumeur fauve de l'hiver qui s'enfuit célébration des idoles, des petits lares de jardin et course polaire des derniers...
métaphore éclectique. je ne suis que la métaphore d'une poésie allumeuse d'incendies- le tien a ce beau halo sur la mer. as-tu vu mes cheveux en accord nuit noire pour que brillent les moindres étincelles et dans mon front un doigt rouge a percé une gitane...
c'était de l'amour pur un fagot de ciel noué avec mes mains tout autour à jeter sur le feu des branches taillées à l'aiguise-crayon un canif qui grave des coeurs des flèches sur les corps et qu'on cherchera à tâtons de langue quand la lune se tire dans...
ça y est, j'ai à nouveau relevé ma carcasse du gisant de rêves, quitté l'étendue de neige, les glissades de l'ombre. me suis assise sur le rebord de la journée, posé pied à terre. le tiède du parquet, le froid des planelles. secoué les franges de la tête,...
on écrit juste quand on est détaché. j'essaie par bribes de me détacher de moi, de remonter le courant, le fil des espaliers. de m'éloigner, au plus lointain. ce moi est un autre. je ne maîtrise pas mes distances. myopie et presbytie les deux hémisphères...
que jamais l'on ne se soit vu, que ma voix n'ait jamais atteint votre oreille, ma main vos cheveux, vous et moi, internautes, n'en sommes pas moins réels. nous sommes tous - pratiquants de la bécane-, des êtres réels. il n'y a que la rapidité de l'échange...
calme je lisse je lisse je spatule mes ergots mes heures nerveuses panse mes anicroches mes mauvais temps à griffer l'amour dans le dos. je laque je masse je repasse mes pages écornées, les rebiques de foutue colère , j'essaie de m'aimer. encore une porte...
hors de la nuit maintenant. je ne suis l'héroïne d'aucune danse mais partout, dans chaque feuille qui tremble, dans chaque espérance qui monte, la vrille éternelle des serpents. bousculade dans l'air ce rien que l'on ne voit mais touche à tout. le plus...
la nuit comme vous j'ai chassé des troupeaux de lumières, des beuglements de chouettes effraies sous les paupières. -c'est fou comme le songe crie et cherche son chemin vers le jour-. comme vous, j'ai écarté voile sur voile les sous-bois, les plis tectoniques...
Ce Que Je Foutimasse Ici m'a dit: ton écriture est belle, merde! on causait de choses un peu ridicules, le genre addiction à un humain ou le poison de mévivre. il n'avait pas tort, même raison en quasi tous les points. perspicace l'anonyme déclaré! que...
ma valise est ouverte..tout le barda des femmes en version sortie de secours, prêt. ces petits riens qui ont rude mission de me tenir debout. j'empile ces béquilles jusqu'à ces poudres de perlimpinpin car j'aimerais "me" faire illusion. pourquoi suis-je...
dans l'affolement distrait de te rejoindre, Amour Grande Vitesse. sur le quai tendre la main comme à la station des autobus. oui te signaler l'intention passagère. me trompe de campagne, de paysage tranquille où j'agitais ma paume pour arrêter le temps...
Crispation sous le drap. Le jour ressemble à ce lever de cuisses, cet arc léger qui s’habille de flèche. L’homme gémit. Le dos plie dans le creux du soleil et soulève l’azur. L’arbre grandit et grimpe l’horizon de satin. Légère apparition d’une montgolfière...
qui regarde qui...? j'ai rêvé qu'il rêvait qu'il rêvait et cela me fit rêver qu'un jour, il rêva de leurs rêves. ping pong. un rayon de lumière a frappé au filet. puis bombardement incessant, d'une captation à une autre. les raquettes sont grandes ouvertes....