poematique expiraTOIre
nous sommes de longues jambes perdues dans la danse de vie, des équerres des compas,raides et sans ployer des genoux, arpentant les mystères du haut de nos échasses, quand tout est de portée minuscule. nous métrons l'éternité en tailleurs de costume dans...
léger amour ..si léger qu'il ne sait pas voler ni prendre ses airs ni forme ni manière déposé dans ta main sous la cloche de ses lèvres. prends soin de ses croisées de ses chemins si fins si bleus.chiromancie de novembre où tu marches déjà elle est blanche...
Tirage poker. Le gobelet me crache : comourants. La mort maltraite donc ses héritiers et se presse de régler ses comptes ? Nous ne nous succèderons pas plus dans la vie que dans l’esprit voyageur. J’essayerais bien de tenir la main du hasard pour passer...
Procession de doigts. Clavier terre sainte. Le soliste de l’air arpente à sa façon les cordes raides de la beauté. Il marche. Que c’est lourd un chemin à bout de bras… Pénitence solitaire. L’espalier étrange des jours, des nuits, largeurs d’horizon à...
je ferme la salle de bains. l'eau, ces petites glaçures bleues qui roulent leurs galaxies à la surface et cette odeur mentholée pour les poumons. me redresser déployer ma déchéance quoi écarquiller mes vertèbres crispées sur le sentiment qui crève. débuter...
attraper sa douleur avec les dents s'il le faut - j'en ai mordu bien d'autres -et des langues et des ventres comme des outres farcies au silence hâchée pressée déjutée-essorée attraper sa douleur, son fourreau qui pend lamentable déchu, une jambe folle...
souffle court. je respire petit ce jour. on m'annonce des raréfications d'ozone de la baisse du cours du texte et des couleurs. de la récession de poème. je considère mes réserves et mes hanches à peine confortables pour me tenir debout toute seule. l'os...
poème à induction. je colle ma bouche contre la tienne et la lune en sort comme une montgolfière. avec un filet de soupirs pour la tenir en l'air. tes brûlures chauffent l'air à blanc et mes poumons. j'étreins le feu contre moi avec des grouillements...
quelle forme me donneras-tu? quel récipient pour contenir le flot des voix et mettre de la ficelle autour? as-tu parmi tes déchets tes restes de tout un ensemble vide pour mon pochoir? as-tu un couvercle pour clore mes évasions, pour me faire toucher...
il me vient comme toujours cette image du tas, des grouillements, de mottes arrachées, empilées sur le côté. question. comme toujours le trou, pareil dans ses diverses parures. il est sec comme de l'essoreuse. question la tombe j'imagine, la tombe décomposée,...
peut-être un jour oublierais-je mon écope dans ces corps houillers où j'éponge carburants et forces occultes. peut-être perdrais-je la tête et les textes aussi. une histoire sans autre et rien n'existera. j'aurai de ces choses qui éclateront sur ma chair...
usage des taches le hasard écrit sa musique. on jette sur l'épars on amasse sur l'immaculé. des cendres ou de la bave quelques notes ou du vin. il faut ensuite attendre on ne sait quel accord entre des fibres amantes, des noyades définitives, des recels...
...jamais traîner dans les remparts de l'écho,la fuite des fumées que je vois s'enrouler autour du doigt. l'amour est un étrange bruit qui serre mal à mes couloirs d'os, que la tristesse montre et dessine,épreuves de sables dans l'acier des jours. ne...
c'est un jour à pousser la mort dans une brouette de jouissance, bien calée, fesses au gel d'un gentil tombereau de grêles. elle attendra encore un peu, j'ai le bras mou pour la tâche ultime tiens... un soleil, comme un dôme qui trouve son église après...
place des abalones. le vent zone à l'étage, les fous sont de sortie avec de grands airs humides et des raptus de picrate. on boit sévère on déguille des demi- secs pour essuyer l'aigre de la fin des jours. des boutures de salpêtre envahissent mes sens...
remettre les tiges en fleurs redresser ces choses à terre et les tenir peut-être un instant vives. illusion promener son ombre comme le chemin qui erre et découper du doigt cette silhouette qui aiguise l'ordinaire. tremper ses orchidées secouer la pluie...
vite reprendre le clavier, m'atteler à la ligne la chavaucher rejoindre les enclos les barrières et faire le saut. passer la liberté passer l'interdit mêmes sens mêmes directions. prendre ce risque et ce danger. me faire pincer me faire prendre. -oh!...
je me mets sous la pluie, la pomme d'arrosoir, et ma tête bien renversée et ma bouche belle ouverte. encore quelques instants, encore quelques heures et les gouttes vont descendre, l'eau d'un poème l'eau d'un hiver en train de fondre. je garderai les...
remplir ma bouche de coca. laisser mousser en agitant à la pompe les joues puis sentir monter dans les trous de nez une euphorie en forme de piqûres. asperger ses glaçons. sur la fournaise du dos, un iceberg après l'autre. attendre ainsi la venue de l'ours...
distension des couleurs qui passent. elles ne fuient pas comme des bras ouverts mais montent verticales vers un état fané, un paysage liquide qui farderait encore quelques idées graciles. je regarde se fragiliser les papiers, les photos de la vie. cette...
longtemps avec petit lacet de soulier, ligaturer le fleuve le boucler ainsi boa de flaques et de giclures autour du cou fleuve de jour ourlé d'amour fleuve de nuit ourlé de haine compter sur les doigts les gouttes du désert l'île- porte, l'île- fenêtre,...
je me pince. je crois que ça vient. je sens que je suis raide, que c'est tout sauf de la vie et qu'il y a du givre. sous les veines. je verglace en spontané, léger différé peut-être. le temps de sentir ces incarnations de gel irradier mes jambes, mon...
l'air, je le prends à la petite cuillère ou potion à avaler au chalumeau. dans le verre des milliers de bulles comme des montgolfières remontant de la soucoupe effervescente, pub novartis. le crâne pétille doucement dans le champagne de mes vieilles messes....
mes yeux sont à la cueillette. un champ de mots à l' état sauvage, de ces mots mal peignés décoiffés par une danse ivre. une volée de moineaux dans un arbre poème. je fouille et trie, je devine et j'invente. ils sont aussi neufs que de la rosée, frais...
classement . l'un après l'autre dans une étoffe rouge, les chemins de la peau, les guides du beau voyage. rangés, les étapes les gîtes et les abris coudés où attendre la fin des orages. épaules, genoux et ce recroquevillé en boule où glisser la tête,...