poematique expiraTOIre
distension des couleurs qui passent. elles ne fuient pas comme des bras ouverts mais montent verticales vers un état fané, un paysage liquide qui farderait encore quelques idées graciles. je regarde se fragiliser les papiers, les photos de la vie.
cette dynamique, ce soufflet qui anime en fait ces choses qu'on croit pouvoir retenir...
je navigue d'un endroit à un autre. j'épuise l'horizontale à tenter m'échapper alors que tout mouvement essentiel va du bas vers l'extérieur du dedans vers là-haut. et l'instant vrai du voyage comme une mystérieuse transfusion voit se dissoudre les espèces en voie d'espaces