poematique expiraTOIre
Tirage poker. Le gobelet me crache : comourants. La mort maltraite donc ses héritiers et se presse de régler ses comptes ? Nous ne nous succèderons pas plus dans la vie que dans l’esprit voyageur. J’essayerais bien de tenir la main du hasard pour passer sérieusement sur la poutrelle. Galopade aux pieds nus et paumes de magnésie. Cette existence d’acrobate.
Je secoue encore et voilà le hasard. Roulement spectaculaire pris entre has been et haruspice. La grande Compagnie du temps. Passé, présent aléatoire et futur dévoilé, ma lignée ne s’endort pas. Je baise de mon front la sagesse des surprises et des jeux de poker. Elle est époustouflante.
Coup de sac à nouveau. Lévigation, acte de se rendre lisse. Tout de suite l’eau, l’eau qui me détache. Quelques rugosités, -les rêves voyons- qui collent à l’esprit, à l’instinct aussi. Je décaféine mon âme. Restes sombres mais plus de venin et juste l’apparence… ?
Pomponner maintenant, presqu’une ironie au vu des premiers tirages. Entre temps, faut dire que j’ai rompu le charme et mangé et même un peu trop. Le jeu me parle de toilette en brindilles, de gestes de houppe et de poudre. Prendre soin du masque couverture de propre sur le débraillé.
Enclouer. Ma chance sous le sabot, qui me fait une blessure. Dure corne que je dois au manque-bonheur, mal engagé, mal enfoncé, la viande de la marche qui « enclaudique » le parcours. Malchance, j’ai mal à ma chance, cette porte avec son clou et ma veste pendue là-dessus.
Secouer à nouveau le cornet à dés et voir naître radiolyse. Je m’étonne en somme qu’aucun mot ne me manque. Tous arrivent à leurs fins, suivant des corridors ou des parcours étonnants. Radiolyse. Est-ce que je me décompose sous l’effet du rayon, lumière chaleur onde. C’est bien cette atteinte qui mord la vie, l’invisible dépenaille et désolidarise. Dedans il y a des sentiments qui ont l’air maintenant de ruines et de délabrements.
écrire. Même quand rien ne me vient. Ma lessive toute pliée, mon temps récuré. Après les zones de rage, avant les béances mornes de l’œil du cyclone, même là, dans ce béton lissé, je ne peux rien d’autre qu’écrire.