poematique expiraTOIre
Procession de doigts. Clavier terre sainte. Le soliste de l’air arpente à sa façon les cordes raides de la beauté. Il marche. Que c’est lourd un chemin à bout de bras… Pénitence solitaire.
L’espalier étrange des jours, des nuits, largeurs d’horizon à plat de balancier.
Il marche avec d’intenses respirations. Songe qu’il va peut-être en rester là.
Derrière, autour, quelque part s’élèvent d’autres oiseaux.
Des cités de cordes tirées par une seule vague.
Le pacte du marcheur avec l’espace semble devoir durer.. Puis frissonne, tristes touches dans le triste parcours. Harmonie en majeur
Et soudain ce hautbois surgissant
ce piano qui s’affole, court, ruisselle dans le ravissement sombre de sa gorge.
La danse danse alors.
La tranquille mélancolie du souffle enlace les jambes de cristal.
C’est la Terre qui tourne, c’est la vie, peut-être bien l’amour.