poematique expiraTOIre
il me vient comme toujours cette image du tas, des grouillements, de mottes arrachées, empilées sur le côté. question.
comme toujours le trou, pareil dans ses diverses parures. il est sec comme de l'essoreuse. question
la tombe j'imagine, la tombe décomposée, démontée, par tranches de matos pour recyclage efficace. plastics, bois, papiers , PET.
la tombe de claviers et cathodes, la tombe bakélite et verroterie
ampoules molettes et roues dentées
et puis à l'envers, comme de la doublure, interpellations à main levée de l'aube, de l'arbre, du fleuve vent... question.
dois-je adoucir le cru de la gouge, tempérer quelque chose pour en polir le crédible ou l'acceptable? ne pas toujours visiter ma boîte noire mais convaincre d'un théâtre à quelques humains personnages?
pourquoi la question, les grands yeux bleus de la question, cette enfance?
alors ce calme plat du silence dont on s'assure qu'il est pur et musique quand il est l'oppression abrutie torchnonnant la seule vie que j'ai.
oh! je sais qu'il y a la raison, ce béton de conneries qu'on dit convictions et certitudes,vite et sans respiration, d'être droit et soi.
mais la mienne est autre, folie qu'on me dit.... celui qui souffre n'est pas forcément à mettre dans la tombe.