poematique expiraTOIre
je ferme la salle de bains. l'eau, ces petites glaçures bleues qui roulent leurs galaxies à la surface et cette odeur mentholée pour les poumons.
me redresser
déployer ma déchéance quoi
écarquiller mes vertèbres crispées sur le sentiment qui crève.
débuter le processus de desquamation
mon corps et tout le reste collant encore vêtu encore sapé de ta monture.- on achève bien les chevaux-
arracher cet habit sale sué jour après jour qui partout fait croûtes
lambeau après lambeau, tandis que j'ai mal et que je n'y peux rien.
décaper mon vêtement d'amante, mon voile de désir, prisonnier incrusté deuxième peau.
je me couche dans l'eau
l'amour me quitte... propre pur, pour tes autres voyages