poematique expiraTOIre
il n'y a bientôt plus qu'un seul mouvement. celui de la folie assise, celui de la folie debout. ne parle pas de délires, de crises, ni même d'angoisses. seulement des murs de la prison, du lisse parfait des murs de la prison, qui sont eux les angles vifs...
je reprise le miracle magie de deux sous qui faisait des colombes le reprise au fil, au chas et de ma coudée d'impatience je boucle ma bouche dans ta boucle je serre fort que ne lâche aucune de nos mailles me tire des aiguilles dans la tempe tous les...
ai passé la journée entre les pages, le travail, et à nouveau les pages. jamais vraiment ici ni ailleurs. incapable comme souvent aussi d'être dans la lecture critique. je sais ce que j'aime, ne sais jamais trop ce que je n'aime pas. je pourrais me laisser...
un escargot sur le dos de la marche. c'est avec lenteur que je peux moi aussi franchir le seuil; de lenteur et de reptation. il n'y a que ce petit rai de bave sur le sol pour agencer un but quelconque. cet animal ne sait pas, même pas, faut-il que je...
dans le bleu flétri des pêches ma peau dresse ses pousses d’îles tuméfaction de temps à même le velours îles de mer cratères de corail et de pulmonaires des branchies et des arbustes cocardes flanquées aux ocres du désert sur ma table des matières je...
Faire du ligne à ligne. Sondage dans les strates artificielles ; le cahier se remplit de haut en bas, chaque couche entre sables et minerai. Faire du ligne à ligne, mon train de wagonnets et la draisine à bras, régulière, au pouls. l’important c’est de...
espace en demi-lune, quasi sans discontinuer. 28 jours pour si peu de plénitude. dans le ciel, elle est là, observe la Terre par une serrure à oeilleton. il y a cette présence, une lumière sous la membrane mobile de l'oeil d'un serpent. effet de guichet...
transfert. je déplace mon arbre périscopique dans un bois qui coule. long charroi de fibres et de sève, chédail de forêt et de tropiques. je glisse, emportée. mon oeil-noeud, mon oeilleton, ligneux fait ses migrations d'abattage, tronc parmi les troncs,...
crible, le mien. ne sommes-nous pas tous tricotés de coups de pluie, bitume vérolé. tes mots sont particuliers, de la semence de trous de caillasse dans lesquels monte l'inattendu rêve que je vis. des images dont tu ne sais pas du tout le cinoche que...
Suis triste. Parce que j’écris. Parce que je n’écris pas. De l’espèce du malaise inclus. Impression de ne pas percer le mur- impossibilité d’établir le contact avec l’autre. Le silence qui est pesant, arme sadique. Incapacité d’entrer en lien ici non...
Remuer. Brassage de tout. Mes idées, le sang aussi. Touiller beaucoup, que rien ne coagule et s’arrête en caillots dans le trafic. Remuer les bras, absolument, des moulins, des hélices des aéroplanes à tout vent. Besoin de sentir l’air venir. Bouger....
tenter? bêtise! comme si le temps était envisageable en "temps" qu'action! mot multirécidiviste. tenter de plus en plus, à cours de temps, avec pourtant cette certitude, forte et grossière de ratures, que ce sera vraiment toujours en vain. l'évidence...
arrière- tourner la tête- profil neutre- le nez indicateur d'étoile- rouge éclaté, disséminé- face et pommettes. devant- tourner tout le corps-les pieds-le pivot des vertèbres- profil flou- vagues déhanchées - salsa de guiboles jusqu'au pignon. toiture...
chaque soir, après ma journée longue, morne ligne droite qui fuit toujours devant sans que je puisse la saisir et la plier à mes petits désirs de liberté, j'entre dans mon ordi comme dans un wagon de fenêtres d'où le monde apparaît puis disparaît. j'essaie...
je chemine dans mes révolutions, toupie partie en vrille. ça ne m'étonne pas d'avoir l'âme de bois et l'esprit en hélices et bribes d'étincelles. phylactères silencieux de mes bulles d'ivresse. la folie douce, case B.D., zinc et papiers. sentiment d'une...
Il a suffi d’un bruit insolite, presqu’un mot, non identifié en tout cas, une intonation particulière dans la voix de mes murs sans doute, pour ressusciter dans mon esprit en train de s’endormir une conversation venant de derrière une boiserie et me retrouver...
je ne saurais pas choisir entre papier et numérique, comme beaucoup d'entre nous. j'avoue cependant qu'il me semble extrêmement important d'écrire en numérique tandis que la version papier devient, selon moi, une sorte d'objet -archives, dépouillé des...
de toute cette grisaille printanière ne peut naître qu'une série noire, poèmes dépressionnaires. écho d'un ciel de cloche. je suis une marcheuse sans la moindre sagesse, pèlerin de mon histoire. c'est le métier d'écrire qui veut ça, faire son parcours...
tentation d'échapper à l'étreinte. mon image, mon apparence, mes routines. disloquer les briques dont je suis construite en espérant, ô ironie du sort, remettre à neuf mon état. comme un printemps qui pousse sous ma fenêtre, plus touffu, plus charnu de...
retour au calme les batailles sont démontées comme des estrades après les morts papiers gras tapissant ma pelouse perdu comme d'habitude la perte est un problème d'équipe et je joue en solo dessous une herbe verte de neige percée et des empreintes comme...
isoler la personne et la rendre plus ainsi plus fragile et malléable maintenir un état sous-jacent de communication parallèle et priver l'autre de repère profiter de son manque d'estime de soi pour mettre l'autre en état de culpabilité rendre l'autre...
à cause du noir, plonger dans le poète, dedans sa peau, ses mots, ses bras emplis des mondes. me dépêcher, courir, m'essouffler dedans son effroyable beauté, ses mystères qu'il me lave, moi, mon oeil, mes lèvres, les feuilles mortes de mes seins... à...
Poète je suis que cela t'emmerde ou pas! à vos consultations, vos piqûres, vos thérapies, vos médics à vos béquilles, vos dossiers, vos tablettes, vos potions, à vos pilules, vos analyses, vos dialyses, vos clystères, vos scanners à vos verdicts: à soigner!...
savoir- être Je joue à la grande prêtresse de mon propre culte. À chaque situation je me révèle encore meilleure, plus intelligente, plus juste, plus parfaite et si incomprise dans mes motivations, m’adossant à la souffrance des autres pour me riper à...
dans la vie, rien de plus normal que les éclats, les conflits. les raisons de l'apparition de tels moments douloureux sont innombrables, variant de la broutille à des choses beaucoup plus profondes, provocant, elles, des dégâts importants et qu'il importe...