poematique expiraTOIre
ai passé la journée entre les pages, le travail, et à nouveau les pages. jamais vraiment ici ni ailleurs. incapable comme souvent aussi d'être dans la lecture critique. je sais ce que j'aime, ne sais jamais trop ce que je n'aime pas.
je pourrais me laisser aller à exprimer des coups de coeur. est-ce qu'on attend un coup de coeur?
ou espère-t-on plus, une sorte de reconnaissance de l'esprit, le dévoilement de la finesse de ce qui est écrit..., un retour de la tête, coup de boule? je n'y arrive pas
Les vases communicants me font toujours un peu ce même effet d'une partie de basket. autrefois, je fuyais ces jeux, toujours, parce que j'étais fascinée justement par ces élans, ces courses, ces somptueux paniers.
exactement pour ça, pour ce grand mouvement qui avait l'art de me révéler mon incompétence aux petits bras.
ce premier vendredi est passé, ce n'est pas fini bien entendu. je repense aux gradins où j'attendais la fin de partie.
les vases rejoindront l'armoire mensuelle. et je vais pendant quelques jours encore, comme à chaque fois, me questionner longuement sur mon écriture, son sens absurde, comme si je me voyais balancer à la chaîne une balle de tennis dans le vase en filet. écrire jouer viser tirer contre le mur de la maison., contre le mur de la raison.