poematique expiraTOIre
un escargot sur le dos de la marche.
c'est avec lenteur que je peux moi aussi franchir le seuil; de lenteur et de reptation.
il n'y a que ce petit rai de bave sur le sol pour agencer un but quelconque. cet animal ne sait pas, même pas, faut-il que je dise, où est le bon sens. il peut prendre la route de la sécheresse comme celle des fougères.
je n'ai pas plus de boussole, d'antennes paraboliques à tirer sur la comète. je suis retroussée vers l'intérieur, de ma tête, de mes pensées mauves, dans les licous de la cervelle et des questions. je crois souvent qu'on me parle mais c'est seulement ma croyance qui me parle, l'envie de la croyance qu'on appelle espérance je crois.
l'escargot a passé, tout au travers du perron. je le vois glisser sur le verre sali des parois du porche. il grimpe comme ça le long factice des laurelles trop lisses, celles qui sont derrière l'aquarium.
comme je grimpe mes murailles, étire d'un doigt une trace sur un peu d'eau