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poematique expiraTOIre

journal 145

il n'y a bientôt plus qu'un seul mouvement. celui de la folie assise, celui de la folie debout. 

ne parle pas de délires, de crises, ni même d'angoisses. seulement des murs de la prison, du lisse parfait des murs de la prison, qui sont eux les angles vifs de la folie que j'ai.

réclusion intérieure dont personne ne saisit l'opaque vraiment.

la maison est emplie de couleurs de soleil sûrement. mais ce n'est pas ma maison, c'est juste l'enclos doré qui entoure mon corps, celui dans lequel j'erre et qui est sombre fermé et lisse,  carrée cellule d'où je ne sors jamais.

j'ai conscience de mon corps. je bute contre et palpe chacune de ses membranes.

le temps en rétrécit l'espace, le resserre ou alors est-ce moi qui grandis toujours plus, à force de le décrire et d'en faire les nomenclatures. comme si mes mots enflaient et faisaient un effet d'air bag oppressant encore plus. 

suis comme Alice buvant les formules magiques. trop grande, trop petite.

parfois dans le cagibi de peau, comme venant de l'autre côté du monde de très loin, j'entends un autre prisonnier qui chuchote. tout alors se détend. je prends conscience d'une bâtisse plus grande, plus vaste, où d'autres comme moi vivent sans doute.

et puis c'est à nouveau le silence longtemps, l'indifférence, le mutisme  et  suis envahie de ma folie.

 

 

 

désolée d'être si peu créative. ce doit être bien lourd pour vous éventuels lecteurs et ce n'est même plus de la littérature. ai perdu les liens nécessaires à donner du punch  du nerf  à l'écrit. repos obligé chômage affectif chomage de mots, me semble tomber dans les vap's du blog.

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