poematique expiraTOIre
espace en demi-lune, quasi sans discontinuer. 28 jours pour si peu de plénitude.
dans le ciel, elle est là, observe la Terre par une serrure à oeilleton. il y a cette présence, une lumière sous la membrane mobile de l'oeil d'un serpent. effet de guichet par lequel, on transvase la nourriture blanche.
ou alors caméra de surveillance d'où on me vole la mienne.
je dévore ce fil comme un long spaghetti jusque dans la bouche éternelle. Dieu a-t-il mauvaise haleine quand viendra l'instant de lui croquer les lèvres? inquiétude hygiénique.
après c'est l'éblouissement mais plus souvent le manque d'éblouissement. le jour est là et je n'ai plus assez faim.
un débordement qui nuit à ma sauvagerie et exacerbe l'épaisseur jalouse de mes désirs.
ailleurs on goûte une nuit que je ne connaîtrai pas et ici il faut éclater disperser le regard sur tout.
tandis que dans l'obscurité, je pointe vers la lune, un chenal sûr vers l'autre versant de l'opaque.