poematique expiraTOIre
me donnerez-vous la chance de me taire, désordres dans la tête? un silence qui ratisse le dos sournois des cailloux blancs, fissures de soleil et ces âmes d'ombres? me donnerez-vous quelque chose de lisse, un entretien avec "le peigne dense" au sommet...
il n'y a pas d'anges sur la Terre. pas de fumées noires roulant la transparence. pas de pensées furtives s'en allant par les cheveux. pas de surprises aux médailles du cou. pas d'anges sur la Terre pour desserrer l' écrou, pas d'ombres pour remplir la...
écrire dans le vide. vitesse au point mort. faire hurler le moteur sur place. coiffer des poteaux illusoires. aucun risque à prendre aucun risque pris. pourtant le moteur fusille ses brûleurs. la soute à carbures descend sous la réserve. j'enfonce la...
s'enfoncent dans le mouvant des cires les feux de l'histoire s'enfoncent jusqu'au sceau des faussaires coule à fond de cale coule avec des plombs à mes flammes du pays blanc au pays sans ailes s'ouvrent dans le mouvant des sables des pétales des sciures...
grève pommelée, la terre est toute tachée de neige. on dirait une vaste plage de galets. cette heure de lumière est favorable à ces étrangetés visuelles. je marche face à l'étendue mouvementée des herbes, mais pas d'embruns sur ma peau, un baiser glacé-...
Ai nourri ma bouche de mauvaises eaux Lait tourné crépu de fiels Le cœur rompu au hachoir berceau le plexus fissuré, quadrillé de césures Confit de chairs et de muscles striés Pas le goût de vérifier l’état de mes brûlures, 3ème degré ou nécrose avancée...
ce n'est rien en soi, ces unfollowed-deleted. disparaître est une expérience qui se vit chaque jour, à un rythme lent. tout disparaît comme le sable du temps et tout autour de nous, les choses lentement inexorablement se dissipent. au rythme web, la disparition...
envie. prendre pointe, serrer doigts. agripper mains. ouvrir. fermer. reprendre. faire tourner l'absence de la roue assez vite. monter. descendre genoux. pousser. passer haches à droite, à gauche. mailler l'effort. baisser tête. enfoncer cou. remonter...
je ne manquerai pas. c'est sûr. ça va leur faire de l'air, du frais, du naturel. pas comme mes torchées d'immondices, mes pensées, mes révoltes de Gorgone, Méduse ventueuse, les idées inabouties et poisons. mon manque de savoirs ivres! il parait que je...
quand on n'a pas d'océan, on parle du large avec un coeur en forme de petite cuillère. vider le désastre nous semble primordial et ce dépit profond et salé qui nous constitue pour toujours fiche des récifs sur chacune de nos histoires. je n'ai pas de...
au hasard d'une revue. soudain je bute sur des mots difficiles, groupés toujours ensemble et qui me tapent dur."trouver ma place", dit cet homme célèbre dont rien ne laisse supposer pareil souci. ces mots qui sont d'une banalité indéniable, ce matin me...
sortir mon âme de sa housse. faire entendre ce zip régulier, comme on ferait le tour de ma peau en desserrant les dents. sentir le rail d'acier ouvrir sa mâchoire, libérer mes vieilles valises. dedans se cache, dans le fouillis d'un long voyage, des hasards...
je pose sur le lit la chemise de léger tulle qui habillait ce sentiment. comme une parure blanche qui me sauvait du noir, m'arrachait du négatif pour une impression en couleurs. enveloppement de flocons. je l'étends, jolie présence d'un nuage sur le sommeil...
dans la main, un caillou. flèche troglodyte, taillée à mesure de cerf ou de lynx. ma main se ferme, palpe les contours. le temps est bourré de cassures, de facettes précieuses. la force d'une pointe, sa puissance à fendre l'air et le cuir. visée de faim,...
saisis mon outil, le pinceau des gouttes d'or. le lisse de salive et de mots choisis. ce sont des libations d'encre solaire qui désaltèrent la neige encore. à la perle chaude, à la chaux vive, à l'éclat de chaque glace quand elle s'en meure. choisis de...
prendre une sente autre les aiguilles sur le sol font une mosaïque de vent un tourbillon enroulé sur mon pas que dit-il je m'adosse à ce raccourci entre deux cris une ligne de silence et l'emprunt pélerin des heures à attendre découdre les oeillères ingrates...
triste. ressens si profondément. ce lieu pas éclairé. aucune lumière dessus. mais à nouveau cette craquée, cette faille qui se répète, écho de douleurs qui se rouvrent sans jamais cesser. les temps de récupération restructurent les peaux du coeur pour...
anamorphose de métastases tristes te voilà comme en dyalise continue à remplir le puits du venin des cadavres aucun son aucune odeur aucun oiseau dans l'armure ce terrible silence dépiautée de ton existence, on te préfère boîte vide carapace d'illusions...
prendre le fil faire remaillage d'amour je passe ma maille triste dans ta maille heureuse prendre le métier tisser de la navette aux jours futiles la nappe et le drap j'ai des choses à nouer de ces chiffons blancs qui saignent ma reddition prendre le...
viens de reprendre encore ces lectures à voix haute. imprégnation de syllabes et de textures, la mousse des paroles me recouvre et m'étreint comme une nappe blanche et de bulles prêtes à éclore. je suis comme la mouche aux mille facettes, imbibée de lumières...
renoncer. les pas dans la neige devant moi ne sont pas des traces que je peux prendre. ce léger décalage qui me rend plus vacillante et m'oblige à des écartements de jambes instables. je tire le muscle intérieur, j'étire le tendon , ce qu'il faut pour...
casser l'image. casser le lisse aux pliures, à ces lames indéfinies qui ont à peine entamé le carton. plier, rabattre les côtés de la boîte. net partout. remonter ainsi le coffret. assurer soigneusement la bonne tenue des pans d'une longueur de bande...
que pourrait-il donner encore mon corps? que pourrait-il sortir encore, qui n'a déjà senti la perte lente, cette dispersion, cette échappée du soufflet de l'âme? que pourrait-il exhaler, qui caresserait tes doigts ou tes cheveux? n'est-il pas comme ces...
C'est toi. je ne veux pas te reconnaître. tu ne ressembles à rien. tu n'as rien de toi. tes cheveux, qui sont gris, tes filasses, tes chiens. ton regard vide. il n'y a rien dedans. ton corps qui est lourd, sans marge, sans détour. tes mains propres, frottées,...
suis avec ce peu de sable, ce peu de limailles ou de cendres pour dessiner la folie qui me guette, celle de chercher sans rien trouver. j'erre dans des parfums, des odeurs, d'aériens laissés- pour- compte, ta présence non, ta présence oui. tu laisses...