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poematique expiraTOIre

sans suite

grève pommelée, la terre est toute tachée de neige. on dirait une vaste plage de galets. cette heure de lumière est favorable à ces étrangetés visuelles. je marche face à l'étendue mouvementée des herbes, mais pas d'embruns sur ma peau, un baiser glacé- ma mère sort de son bateau fantôme-.

 

monter les grands escaliers du château. tourner par paliers. plus je grimpe plus me sens basse. comme si cette élévation m'enfonçait en parallèle dans l'effroi de ce que je me sens être, de ce que je suis. en poussant la membrane du ciel, de cette presse, lentement les larmes me sortent.  je n'y peux rien. ne pas retenir. il n'y a pas de rampe pour ce genre de malheur. je dévisse dans le quotidien.

 

je veille. l'aube vraiment va-t-elle  se lever? certitude.  je n'ai jamais su si oui ou non la lumière venait quand je garde les yeux fermés.

 

rétrécissement du champ de vue. la porte close. pièce petite. juste un oeil de boeuf sur les branches du tilleul. sombre cagibi où je mets mon coeur à boucaner. fumée. j'écoute les pas de la fouine. elle ronge les charpentes de ses pas à la recherche de quelque cou à vampiriser. si proche, peut-être une cousine,  moins hypocrite que je ne suis.

 

boucle fermée. le même noeud, la même soudure mal cicatrisée.  aucune avancée. reprise de manège.

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