poematique expiraTOIre
je pose sur le lit la chemise de léger tulle qui habillait ce sentiment. comme une parure blanche qui me sauvait du noir, m'arrachait du négatif pour une impression en couleurs. enveloppement de flocons.
je l'étends, jolie présence d'un nuage sur le sommeil et les quelques cauchemars.
mon corps était dedans, mon âme aussi oh! oui... et elle, comme une étamine douce laissant s'échapper mes noyades.
ne sais trop comment elle a lâché, comment se sont brisées les coutures et ce qui fait que désormais ce n'est plus que voile sans épaisseurs et sans aucune danse. un mouvement trop brusque, un geste tordu, un rêve de travers...? je dévisse souvent dans l'obscur.
dans ce repos je suis nue, partout le frêle froid empêche les déports. peut-être en est-il des liseuses comme des corolles... toujours prévoir la chute des pétales autour du corps astral?
j'avais confié à ce souffle bien trop de pesanteurs. que pouvait-il tenir et vouloir garder? j'ai entendu soudain rompre les lisières et c'est comme naître dans un lit de néant