poematique expiraTOIre
saisis mon outil, le pinceau des gouttes d'or.
le lisse de salive et de mots choisis. ce sont des libations d'encre solaire qui désaltèrent la neige encore.
à la perle chaude, à la chaux vive, à l'éclat de chaque glace quand elle s'en meure.
choisis de retrousser le noir, la résille de nuit qui étreint le pas.
dégage ainsi une danse pâle aux veines battantes.
entre
me glisse dans l'empreinte sans formule. tes lèvres toujours au vent ne cessent de chanter.
à la manière des orgues
à la manière des goulots de verre
à la manière de la roue des oiseaux
et comme un énorme silence qui me pousse dans le dos, bosse chanceuse.
élabore recette des miracles. une toile, un carré d'Hermès-dieu.
la cloue à mes orifices, la tend comme un piège pour me recevoir.
des choses se poseront comme on atterrit ailleurs dans une dimension fauve. je verrai enfin mes distillats, les taches de lie de mes alcools.
les désignerai écritures.
t'en ferai un message que tu ignoreras.
tu as l'horizon à hauteur d'échasses. je rase, j'écope les restes.
tu me diras prétentieuse. j'invoquerai l'amour, des excuses bidons, des paroles en pluie, la mousson femelle à la porte du désert.
tu riras bien sûr, il n'y a pas d'autre réponse
et la Terre s'en retournera sur l'autre côté du sommeil et du lit.