poematique expiraTOIre
crème lunaire, le bain des plantes se termine au rassoul, argile noire pour frictionner mes nervures. massage profond du rêve. cerveau contre cerveau. poème contre poème. m'envisages-tu? gommée de ces vieilles textures, ces croûtes, ces cicatrices, presque propre blanche comme la lumière qui poudre la nuit, bientôt comme une truite avalant des rivières.
crème solaire, la pluie fait un onguent potable.la peau ruisselle dans ses dessus de gouille. le jour désaltérera peut-être ce vieux corps tout crispé de sécheresse tout raidi sans raison. comme on se tient quand on attend un mauvais coup. j'ai revêtu la carcasse, mon squelette. osseuse à vernir les catafalques comme des toiles à la galerie boulot métro dodo. tout cela trempe désormais sur le balcon des averses
crème vulnéraire, laquée sur mon amour éruptif. je guérirai... si je veux!