poematique expiraTOIre
Crispation sous le drap. Le jour ressemble à ce lever de cuisses, cet arc léger qui s’habille de flèche. L’homme gémit.
Le dos plie dans le creux du soleil et soulève l’azur. L’arbre grandit et grimpe l’horizon de satin. Légère apparition d’une montgolfière sur le bleu de mon lit.
Les yeux clos et le souffle tout gravé de vieux rêves et d’inhabitables, le corps travaille à des projets impénétrables.. Une envie peut-être ou un de ces désirs de conquête qui revient de l’humide et du sombre.
Les cils frémissent, ils respirent une odeur de femme inconnue.
À quoi songe-t-il ? Quel pays, quel corps parfait le rend soudain sagittaire et poignard… ?
Une rosée de nacre, une perle simple ; le ciel se découvre un nuage.
La lueur du désir est toujours plus sombre que sa toile. Elle incendie le drap d’une ombre délicate.
Je touche au mystère. Ici et maintenant. Je vois, je me laisse envahir. Et très loin, ailleurs, l’homme rêve un monde intouchable.