poematique expiraTOIre
entre des écheveaux
les arbres portent le ciel.
ils ont les ongles courts
et leur tronc comme une agrafe
du coeur de glèbe au coeur de l'eau
quelle robe revêtir pour aller à la prière jointe
d'un oeil et d'un rêve
toi et moi
cousus de nuit
dans la soucoupe parfaite du jardin, le café d'un orage.
il grêle des pétales comme une tombée de sucre
tout le long de mon bras poussent des vésicules urticantes
le hérisson intérieur se fout en bulles
j'aimerais m'étonner de voir cette main vide quand il y a tant à donner
j'aimerais m'étonner de voir ce regard creux quand il y a tant à créer
le geste ne peut qu'ajouter à la surprise de vivre
la roue à aubes fait tourner la Terre
avec ce bruit de fil en aiguilles
toutes fichées dans un sol aux mille pluies
j'ai peint ma chambre en noir pour que mon doigt s'y enfonce comme dans le front de la nuit