poematique expiraTOIre
me tirer des turbulences du luxe du temps et du silence. le hasard fait ses retraites spirituelles. j’y vis pendant quelques jours au moins, me prenant pour ces hommes ou ces femmes parfaitement appliqués .
suivre les processus des laboratoires, dévoués, dévoyés, de la vie. je change les paramètres, les données de base et je m’adapte, m’accommode en profane. avec constance et modération, comme on ingurgite des principes lentement, sagement, tatouages débiles.
je prends du poids de paroles ; j’en prononce en quantité.
me tirer, m’extraire et vivre. le silence entraîne la saveur, en athlète de haute compétition, nouvelle valeur sûre.
y entrer une évidence, y survivre une autre paire de manches
me fixer un rendez-vous (par exemple, le jeudi de 18 heures à 20 heures) et noter.
faire une balade dans ma propre main et échanger seulement au retour. ce sont des activités manuelles qui peuvent faire accepter le temps ordinaire. au cinéma, au musée : m’abstenir de commenter