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poematique expiraTOIre

monologue

 


Quand tout commence on aimerait une musique, un bruit venu d'une saulaie ou d'une allée de tilleuls, ça brosserait le vent pour défaire ces chignons noués...
On aimerait que quelque chose épingle sa médaille et que cela se voit peut-être ou alors au moins au coin de l'œil, mais c'est toujours secret, inaudible, petit précieux, à peine une brisure.
Le matin est violent. Il me gifle et m'envoie au travail. Il attend de moi une expertise la maîtrise des heures ou celui d'un cheval....
Et moi je protège en oiseau un œuf qui pépie et sa plume de mystère.
Mon reflet ne sert à rien, personne ne le traverse.

Il fait un peu de relief dans un bol de café, un air de fugitif sur la porte du bus.
Et pourtant c'est lui qui vit, qui bat et l'autre qui usurpe.


 



peut-être en effet ne suis-je désespérée ni de feuilles ni de carbone ni de cette tumeur qui ne gonfle que d'émois
peut-être ne suis-je qu'une lacustre sans vent sans voile perdue dans son reflet
idole d'une fausse prière confite des tours du manège patinant sur le miroir
et que sais-je de ces douleurs de pouls
les miennes se lavent à vains degrés, petites laines feutrées d'une pluie sans conséquence...


je range en trois pliages mon désespoir dans l'armoire
le pli d'hier celui du jour et à venir
le blanchis d'un amidon d'emplâtre
qu'il fasse sarcophage au mal de vivre
de lui je dois faire le deuil
trop beau, trop fort, trop vivant sous ma paume

si loin la ronde des anges, la bal des mouchoirs
le cercle est trop immense et je chasse les yeux bandés
qui dit encore je t'aime, qui le dit qui le pense...

demeure la tristesse
à petit sentiment maigreur d'émotion

mais est-ce moi

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