poematique expiraTOIre
débroussailler l'inutile
le plat de la gifle est effilé à la meule de fusil
petite serpe pour décharner ces idées qui déchantent
un lierre torse mes haies
on dirait qu'elles prient branches jointes
et ce Dieu qui poursuit son zèle bleu
pesant sac sous le coeur c'est l'effort qui pince
l'effort de respirer en douce
avec de ténèbres assises sur mes seins et le pierrier déguinglé des songes
sens-tu toi aussi comme on est étroit sous la peine?
j'envoie mon corps en éclaireur
le miroir me retourne mon âme
schiste de courbes
et bitume de racines
ce qui vient de l'autre bout du loin
baisse mes lumières
noir trou d'éternité