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poematique expiraTOIre

sortie déroute

Mettre sur sa table le tas de « sugus », puis d’un geste y ajouter une seule pastille. Dépasser l’interdit. Tout peut s'adjoindre encore. Trois quatre… Tout ce qui reste. Là encore ce n’est que le regard évaluateur qui me tue. Le petit tas mortel est à distance. Prêt certes mais inopérant et la main qui l’a construit peut encore le détruire. La pensée à l’œuvre répète ses raisons, ses bonnes raisons de s’éteindre. Liste des récriminations au monde, épaisseur du coffre pulmonaire –cette âme qui adhère au plexus et presse les battants de la prison fait si mal- , épuisement. Le contrôle des mises en œuvre, porte lit affaires personnelles…  et puis oui finalement débuter son gavage. La glotte refuse encore mais les leurres ont été préparés eux aussi. S’étonner de n’avoir au bout de cet ultime repas ni crainte ni regret. Presque un soulagement. Il n’y aura pas de demain. Se coucher dans son lit, une musique douce aux oreilles. Et se dire qu’avec cette dose-là, le sommeil va vous tomber dessus comme le cul d’un ours. Le grand théâtre de la vie, de la mort. Et en être à ce degré de triste solitude qu’on se fait unique spectateur de son dernier soupir.

Mais non, tous les nerfs se mettent au garde à vous. Ils frisent, exaspèrent la chair jusque sous la peau. On se tourne se détourne, s’agite, se tend, se crispe…La tête était déjà morte mais le corps ne suivra pas. On ne vous a pas dit que les médics d’aujourd’hui ont un effet reverse

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