poematique expiraTOIre
ce froid que je tousse, gros nid gelé au fond du thorax, que je crache par miettes rauques, claque de saison et ciment grelotté. pris comme ça en courant pieds nus dans une maison crue après on s'étonne. l'insouciance que c'est de parler la voix claire, et puis cet étonnement plus loin de chercher entre deux blancheurs, une articulation de désir. - à boire, à boire...!-
cette épaisseur de salive à déglutir entre des hérissons de lave
et la langue qui se met à penser avant que de sortir
et le parc grand ouvert des frissons dans le corral hypodermique
et les seins rétrécis dans des ouates camphrées
et ultime dérision, ce nez rouge qui fait gyrophare pour des sinistres contagieux...
ce froid le traître l'envahisseur intime qu'il me faut touiller dans le chaudron des plumes