poematique expiraTOIre
roide maison des songes
ce ne sont que des couloirs enfilés sur les perches de l'exil
je longe à pieds nus le tronc sec des images
j'avance vers le carreau inutile et bleu que fait le désir juste au lointain doigt de la lune
j'avance avec aux chevilles les ailes battant des martinets qui ne sauraient jamais se tenir ailleurs tranquilles
ouvrir les bras alors et prendre mes brassées de cobalt
glane infinie
crémaillère de la sagesse
alléger ainsi mon ventre des copeaux amers
tu ne m'aimeras pas c'est écrit
mais l'amour est toujours
et celui -ci m'appartient comme m'appartient ma seule maison.