poematique expiraTOIre
surtout me départir de l'illusion. ne pas croire maintenant que l'on me parle, que des choses me parviennent dont je serais la cible.
ne pas donner du corps de l'enflure même, à ce désir encore petit, presque honteux et qui n'est aucunement destiné à grandir mais à demeurer de la race des nains. alors supportable et tolérable.
me ressaisir, réévaluer le silence. l'estimer et le jauger dans ses innombrables limites. ceci est mon territoire, son pourtour.me le réapproprier, généalogie de ma nuit.
ne pas prendre le mot à mot, ne pas détailler le dire, ses facettes, ses couleurs. ne pas le laisser entrer plus bas que le cerveau, l'oeil même. ne pas chercher à comprendre ni entendre.
le mal futur est là en germe, virus qui m'infestera sans le moindre doute quand je découvrirai la duperie dont je me suis faite une histoire.