poematique expiraTOIre
je remonte les rivières de fiel
hippocampe en mal d'oeufs
me féconder moi-même dans le profond des enfances
je remonte
droite debout
à coups de reins donnés dans l'étanche
moi l'amputée de bras d'amour
tranchés net à l'épaule
afin que je ne serre rien ni personne
je remonte
cavalière de mon désir, des tyrannies de la vie
le courant puissant de mes âcretés
dans les zoologies de camphre et de naphtaline
là où mon être sèche et attend
vers ce nid qui est tressé au centre du plexus
ce plein d'épines
à tailler à la pince et aux gencives
je remonte le temps perdu
cousu cilice à cheval et à cru sur la joie et le soleil.